Thomas Durcudoy dit Saint-Oma

Vit et travaille à Paris (France)
Artiste indépendant

 

 

 

Thomas Durcudoy (né en 1973) dit Saint-Oma est issu d’un cursus artistique, École Boulle (DMA ciselure), École des beaux-arts d’Épinal (DNAP, DNSEP), cette longue formation l’a conduit à construire une trame plastique autour de quatre médiums : le dessin, l’animation 2d, la peinture et le collage. Ses œuvres se découvrent sur les murs et dans les friches, mais aussi dans des expositions solos où collectives, sur des t-shirt (agnès b) et même sur le papier journal et les couvertures de livres, il réalise aussi des performances dessinées.

 

L’idée spontanée par la pratique du dessin.

Il n’y a aucun contrôle, juste une intention, un désir de se
positionner comme le vecteur de ce qui passe, simplement,
en nous, dans l’instant, toujours vers le nouveau,
le différent, l’émergence d’une forme neuve qui oriente
la pensée, qui, à son tour, oriente la forme.

c’est une étreinte chargée de promesses.

La force authentique du dessin prend sa source
dans le «lâcher prise», l’évanouissement de la conscience.

la fulgurance du trait comme moteur sacré, une forme
de captation de la permanence du changement.

Les premiers dessins sont un petit théâtre dantesque,
ils représentent d’une manière ironique et poétique la
condition humaine, en mettant le doigt sur son
dramatique manque de distance.

Les dessins actuels tendent vers un questionnement
sur la matière, l’esprit, l’organique, la transmutation,
l’hypertrophie, une géométrie de la psyché humaine,
une tentative de révéler certains des mécanismes
les plus subtils et obscurs de la conscience.

 

« De la singularité »

La vie s’inscrit dans un cercle qui tourne sans fin,aussi bien entre sa forme et son environnement qu’entre sa forme et chacun de ses éléments internes, la forme ainsi tracée évolue sans cesse. La vie est bien cette unité projective (à construire) et pourtant déjà là, finalité et origine à la fois, mais elle se complexifie, s’enrichit sans cesse comme processus générateur de sens.

Cette circularité est celle de notre lien au monde. Nous ne pouvons pas sortir du domaine spécifié par notre corps et notre système nerveux en particulier : Spinoza l’a dit « l’objet de l’idée constituant l’âme humaine est le corps ». Nous ne pouvons pas remonter les traces de notre expérience jusqu’à son commencement : ce serait remonter jusqu’à l’origine du désir du sens, qui est lui même la seule origine, mais proprement « insensée ».

C’est la vie comme désir du sens qui nous fait nous interroger sur elle inlassablement ; et qu’est-ce que cette vie comme désir du sens sinon justement notre interrogation qui s’exprime ? Cette circularité parfaite de ce qui perçoit et désire et de ce qui le fait perçevoir et désirer n’est autre que l’expression même de la vie : le vivant se tient (prend sa teneur) à l’intérieur même de cela même qu’il tente de comprendre, et il est (trouve sa consistance) à proportion de cet effort de comprendre. (source : J-P Coutard)